Deuxième bébé : les cartes sont redistribuées

Avec un deuxième bébé, les questions qui émergent sont diffèrentes du premier. En particulier, la place du premier enfant préoccupe beaucoup de parents.

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Là où la grossesse précédente était l’évènement du siècle, celle-ci passe presque inaperçue auprès de nos amis, voire même du déjà papa, trop occupé avec le grand (ben oui, pendant qu’on se repose, il faut bien que quelqu’un s’occupe du premier). Les deuxièmes grossesses et les suivantes, peuvent être vécues comme quelque chose de plus intimes que les premières, quelque chose qui se passe entre nous et le bébé à naître.

Surtout quand le grand n’est pas si grand que ça et s’intéresse de manière très aléatoire à se ventre qui s’arrondit. Du coup, cela peut être l’occasion de prendre le temps de vivre cette grossesse de l’intérieur, en recherchant une activité ou des occasions de partager vos ressentis. Mais encore faut-il trouver le temps avec les journées qui défilent et les autres activités en famille…

Lui annoncer naturellement, sans insister

On se demande aussi bien souvent comment l’aîné va réagir, s’il ne va pas être trop jaloux et à quel moment il est préférable de lui annoncer la naissance d’un petit frère ou petite soeur. En général, on conseille de ne pas trop attendre car vous ne pourrez pas le cacher longtemps. Pour votre aîné, le secret pourrait être une source d’inquiétude plus forte que la vérité.

Cette vérité cependant il ne faut pas trop vous appesantir dessus. Il faut en parler simplement et naturellement, sans trop insister, sous peine de voir votre enfant commencer à se demander pourquoi cet évènement prend tant de place ! L’idéal est de lui faire partager l’excitation de l’attente, sans le réprimander lorsqu’il exprime son envie qu’on parle d’autre chose (et de lui en particulier). Surtout, éviter de lui rabâcher que cela va être super pour lui, qu’il pourra avoir un compagnon de jeu à domicile. Votre grand risque d’être déçu à la vue du nourrisson qui ne fait que dormir. Et puis l’autoriser à ne pas adorer son petit frère ou sa petite soeur c’est justement lui montrer que vous respecter ses sentiments….forcément ambivalents.

Compter-sur les capacités de nos enfants

Qui ne s’est pas demandé comment il allait faire pour aimer le deuxième autant que le premier ? C’est terriblement classique mais tellement naturel. Nos aînés ont fait de nous des parents, ils ont été la source de toutes les premières fois (premier accouchement, premier changement de couche, premier bain, premier sourire, etc). En général ils sont encore petits et captent toute notre attention. Difficile de se projeter dans un équilibre différent.

On a l’impression que toutes les cartes vont être rebattues et redistribuées, au détriment forcément du plus grand… ce qu’on oublie c’est que nous aurons un jeu similaire mais tout à fait différent avec de nouvelles cartes et même des jokers !

En fait, ce n’est plus la même partie : là où nous craignions devoir partager notre temps, nous découvrons que frères et soeurs s’occupent aussi entre eux ! Là où nous craignions délaisser le plus petit avec moins de temps pour le câliner ou le dorloter, c’est le grand frère ou la grande soeur qui s’en chargera. Les relations familiales bilatérales se dédoublent ! C’est magique, à condition que l’on arrive à ce que chacun occupe une place bien particulière dans la famille, les enfants bénéficient en plus de l’amour de leurs parents du regard de leurs frères et soeurs (les petits peuvent admirer les plus grands, les grands peuvent être attentifs aux besoins des plus petits). Ma grande fille de 3 ans s’émerveillait avec nous des progrès de son petit frère, qui n’en manquait pas une miette et lui rendait bien. Tout petit il passait des longs moments à regarder sa soeur jouer et faire toutes ses choses qu’il ne savait pas encore faire.

Et avec un peu de chance, votre deuxième prendra le contrepied de votre premier en terme de caractère, et là vous aurez l’impression de tout redécouvrir, comme si c’était la première fois, vous forçant à réinventer votre façon d’être parent!

Dans son livre Dites-le aux femmes enceintes, Marie-Hélène Demey a cette jolie phrase : « Nous sommes ainsi faits que notre capacité à aimer peut-être sollicitée nouvellement à chaque enfant, chaque enfant ayant sa propre manière d’appeler l’attachement ».

Anne

Naissanciel – Accompagnement à domicile des futurs et jeunes parents
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Crédits photo : 123rf/photobac

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